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Les faits sont là : la France glisse lentement mais sûrement dans la récession. Pourtant, la polémique sur l'état ou non de récession de l'économie tricolore a agité les milieux politiques tout hier. L'Insee prévoit en effet que les deux derniers trimestres de l'année verront une baisse du PIB. En clair, de juin à décembre l'économie française détruira de la valeur au lieu d'en créer. Pour le Parti socialiste, « la récession est là ».
Au total, le produit intérieur brut perdra 0,4 point sur la deuxième partie de l'année 2008. La croissance devrait péniblement atteindre 1 % sur l'année contre 2,2 % prévus par le gouvernement. Ce sont de mauvais chiffres qui annoncent des lendemains « au moins aussi difficiles pour 2009 » pronostiquent les experts. Du coup, Éric Woerth, le ministre du Budget a le plus grand mal du monde à boucler le budget de l'état pour l'année prochaine.
Les rentrées fiscales s'effondrant avec la baisse de la croissance, le gouvernement aura encore moins de marge de manœuvre qu'en 2008. C'est dans ce contexte plombé que Nicolas Sarkozy réunit aujourd'hui un G4 à Paris qui vise à moraliser le système financier mondial. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs fixé un ultimatum aux patrons : ils doivent lui présenter les mesures anti golden parachutes d'ici mercredi.
Il aura aussi la difficile tâche de concilier les différents points de vue européens afin de rassurer le marché et les épargnants pour éviter tout effet de panique. Un exercice pour lequel François Fillon a encore des progrès à faire puisqu'il a déclaré hier que le monde est « au bord du gouffre ». Les marchés apprécieront…
Panne de croissance. De juin à décembre 2008, l'économie française détruira de la valeur.
Un G4 à Paris. Nicolas Sarkozy réunit aujourd'hui à Paris l'Italie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne mais les mesures concrètes seront assez rares.
Les ménages s'inquiètent. La panne du crédit plonge les Français dans le doute.
PME. Les entreprises se préparent à des lendemains difficiles.
L'inflation fait des ravages. Le principal moteur de la croissance française s'est arrêté avec la baisse de la consommation des ménages. Etranglés par la flambée des matières premières (essence, produits ailmentaires...), les Français ont fortement réduit leur consommation plombant la croissance du pays. La crise qui s'aggrave n'arrangera pas les choses.
Les entreprises n'investissent plus. Le robinet du crédit s'est fermé pour les entreprises les privant de leur principale ressource pour financer leurs investissements. Conséquence: les projets des PME (construction, recrutements...) ont été repoussés sine die.
L'emploi souffre. Les mauvaises perspectives de l'économie française incitent les entreprises à geler leur recrutement. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, s'attend à de mauvais chiffres du chômage au moins pour un an. Les statistiques ont déjà accusé une forte hausse de 2,2% des demandeurs d'emploi en août.
L'état va encore serrer la vis. Avec un budget des plus serrés à boucler, l'Etat va encore tailler dans ses dépenses pour rester dans les clous de Maastricht. Les taxes temporaires risquent bien de se prolonger. A ce titre, le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, a assuré que si la taxe d'un milliard sur les mutuelles devait être reconduite en 2010, les tarifs allaient augmenter.
Pouvoir d'achat. Selon le Credoc, le panier moyen des ménages dans la grande distribution a baissé le mois dernier, «ce qui est plutôt rare, précise-t-on au Centre. Pour gagner en pouvoir d'achat «les compotements malins se multiplient.»
Un plan de relance est exclu. Pour l'Allemagne, il n'est pas question de doter l'Europe d'un plan de relance massif à l'image des États-Unis. Pourtant l'idée avait effleuré le camp français qui a rapidement fait machine arrière. « Nos finances ne nous le permettent pas » a mis au point Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement.
Injecter des milliards pour les entreprises. La priorité est de dégripper les liquidités pour les entreprises. Pour leur assurer l'accès au crédit, le gouvernement vient de débloquer 22 milliards d'euros pour les PME. Ce plan d'urgence prévoit la mise à disposition des banques d'une part plus importante des ressources collectées sur les livrets de développement durable (ex-Codevi) et livrets d'épargne populaire. Reste aux banques à jouer le jeu et à réellement mettre ces milliards à disposition des entreprises.
Soutenir l'immobilier. Avec la flambée des taux d'emprunt appelés à atteindre au moins 5,5 % dès cet automne, le secteur immobilier craque. Les promoteurs n'arrivent plus à financer auprès des banques leurs futurs programmes. Conscient des risques qui pèsent sur le secteur du bâtiment, un des premiers employeurs du pays, l'état vient de s'engager à acheter 30 000 logements mis en chantier par les promoteurs immobiliers mais qui n'ont pas trouvé acquéreurs. Le coût pour l'État est évalué entre 5,4 et 6 milliards d'euros (pour un prix moyen de mise en vente des logements par les promoteurs compris entre 180 000 et 200 000 euros). Le tout sera financé par... endettement.
Anticiper la crise. Tel est le leitmotiv des PME de Midi-Pyrénées. Spécialisée dans la chaudronnerie, la société toulousaine ACI a été reprise en 2006 par le groupe Carré et a depuis relancé son activité. Elle travaille pour l'aéronautique, mais elle est, comme toute entreprise industrielle, très sensible à la conjoncture.
« Depuis deux ans, nous avions remarqué une embellie économique. Et pendant cette période, il nous a fallu répondre à cette activité, notamment en recrutant », constate Roland Ferrari, conseiller du
PDG Frédéric Carré.
Passant de six à 16 personnes en deux ans, l'entreprise ACI voit maintenant venir le spectre de la récession. « Nous avons bien ressenti un ralentissement depuis mai dernier, précise Roland Ferrari. Nous avons donc réagi en élargissant notre palette de clientèle… Nous avons aussi débuté plusieurs actions, par exemple pour réduire nos coûts et raccourcir nos délais de livraisons. Enfin, nous allons essayer de créer des spécificités supplémentaires, en innovant sur des techniques de soudage. »
Les dirigeants d'ACI espèrent ainsi être capables d'affronter la crise. Pour preuve, ils misent sur une stabilité de leur chiffre d'affaires pour les mois à venir, en s'appuyant notamment sur le BTP, qui pourrait leur apporter un relais d'activité nécessaire.
Rester vigilant. Il est responsable logistique dans la société toulousaine K-Roll. Elle est post-doctorant et prépare les concours de la fonction publique. Maarten et Maïtena Verdonk vivent à Toulouse depuis 2002.
« Nous sommes un jeune couple et nous avons beaucoup de projets, comme celui d'acheter et de faire construire sur la région, réagit Maarten. Mais depuis deux semaines, les discussions avec les banques sont moins faciles. On sent que la crise est là. »
Pas question pour autant de laisser la conjoncture pénaliser leurs projets. « Nous restons vigilants sur les opportunités car l'immobilier reste un placement sûr. »
Pour le reste, le couple reste attentif à ses dépenses et avoue faire des économies sur les transports, en regroupant ses trajets par exemple. Il n'y a pas de petites économies…
avant et ne pas laisser fermer les entreprises une à une,comment voulez-vous que la grandeur dure quand nous nous retrouvons chômeurs et ne plus savoir où aller et n'acheter que des importations sous prétexte que c'est moins cher,mais il faut voir la qualité,combien d'Airbus ou autres produits continueront à être produit à l'extérieur de nos frontières.
Bonjour le France,adieu la France j'espère que mes petits-enfants verront la fin d'une mondialisation destructrice et non novatrice
Je suis le français lamda,je sais que je vais devoir me serrer la ceinture,tous les députés sont unanimes,c'est la recession,les uns s'insurgent des dépenses de l'état,les autres souhaitent faire autrement....la presse s'en mêle et parle de catastrophe...clignotants au rouge,les ravages de l'inflation..etc...mais moi français lamda,je me pose la question suivante:pourquoi les députés français ont votés une loi leur autorisant de percvoir un salaire pendant 5 ans aprés avoir été battu aux élections..parachutes orés vous avez dit et c'est quoi çà???????
Alerter le modérateur | Voir profilOn fait comme dab, on a l’habitude de se serrer la ceinture !
La France au boulo, dirigée par des incapables, on a aussi l’habitude ! Mais voilà, y’en a qu’ont pas encore compris que la Star Act et compagnie sont le reflet du bon mouton qui va aux urnes comme à l'abatoire sans savoir pourquoi ils votent ! Qu’on se le dise, y’en a encore pour de longues années et notre Président s’en fiche éperdument ! lui, la récession connaît pas …
MC
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| IMMO | |
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Aujourd'hui 125 logements en vente dans la région.
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| EMPLOI | |
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Aujourd'hui offres à pourvoir sur Midi-Pyrénées. |
| AUTO | |
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Aujourd'hui 5060 véhicules à vendre dans la région. |


Outre l'augmentation massive du prix du passeport décidée par le Gouvernement, il est une autre mesure restée très discrète: l'augmentation de 11% du budget de l'Elysée !
Alerter le modérateur | Voir profilCe budget avait déjà été augmenté dans des proportions colossales par Chirac, puis par Sarkozy dès son arrivée ! Ne parlons pas des presque 300 % d'augmentation du salaire du Président...
Tout celà montre bien que Chirac et Sarkozy n'ont de Gaulliste que le nom. De Gaulle voulait donner l'exemple. Ses voyages officiels étaient un modèle de frugalité et d'économie. De Gaulle a payé à tempérament sa demeure de Colombey. Il avait horreur du luxe et des dépenses inutiles.
Mitterrand gardait un coté Balzacien qui le faisait conserver une certaine modération.
Chirac, mais plus encore Sarkozy, c'est le cynisme absolu et -l'inflation des frais de représentation, frais de bouche, de réception, ...et tout ce qu'on imagine de la partie cachée de cet immense iceberg qu'est le budget de l'Elysée.
Nous allons peut être souffrir en 2009; mais il eût été plus moral que Président et ministres en partageassent un peu les effets.... Et bien non, depuis le Fouquet's du premier soir de son élection à aujourd'hui, notre Président est résolument fidèle à lui-même. Main sur le coeur et poches pleines.