Publié le 08/07/2008 08:17 | Jean Savaric

Sarkozy face aux frondes en série

Présidence. Les réformes et propos du chef de l'état déclenchent des tollés.

Sarkozy face aux frondes en série
DDM

Syndicats, armée, audiovisuel : le chef de l'état occupe le terrain et multiplie les cibles en ce début d'été, renouant avec l'activisme qui avait été le sien lors de la campagne présidentielle, puis au tout début d'un quinquennat vibrionnant.

Mais, à en juger par les sondages, les effets de ce retour en force dans l'arène ne se traduisent pas par des gains immédiats de popularité. Et les résistances se manifestent avec une vigueur évidente, témoignant peut-être d'un recul de la légitimité présidentielle qu'une offensive médiatique ne suffit pas à enrayer.

Social : phrase de trop ?

Ainsi, les réactions suscitées par la petite phrase du Président, samedi, devant les militants de l'UMP, sur les « grèves invisibles » (lire ci-contre et ci-dessous), ont surtout ressoudé un front syndical qui tendait à se lézarder. Les mots sont sévères, dans les syndicats et à gauche, contre un Sarkozy plus chef de meute que chef de l'état.

La réponse unitaire suggérée pour la rentrée par la Verte Dominique Voynet pourrait ne pas rester une simple boutade.

De Carolis se rebiffe

De même, quand 7 Français sur 10 disent non dans un sondage à la volonté du Président de nommer le patron de France Télévisions, ils semblent bien donner raison à ce dernier, Patrick de Carolis, qui menace de démissionner parce « le compte n'y est pas » pour compenser la suppression de la pub à la télé publique.

Alors, quand le secrétaire général de l'élysée, Claude Guéant, affirme , dimanche, que De Carolis n'est pas forcément sur un siège éjectable, cela ressemble à un recul.

L'armée bronche

Et il a fallu le drame de Carcassonne pour redonner la main au Président dans son bras de fer avec l'armée, soumise à des coupes claires qui ont fait broncher jusqu'à la haute hiérarchie.

Autre rebuffade : la commission Mazeaud, du nom du très chiraquien ex-président du Conseil constitutionnel, taille en pièces les quotas d'immigration de Brice Hortefeux, scrupuleux porteur de la parole sarkozienne en la matière. Et pour finir, la France a paru isolée, hier, dans ses critiques contre la hausse des taux de la Banque centrale européenne, à l'occasion d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, la première depuis que Paris préside l'UE.


Conflits peu visibles mais nombreux

Si les études montrent une tendance à la baisse des jours de grève depuis plusieurs années, elles pointent dans le même temps une hausse d'autres modes d'action. Le ministère du Travail fait état d'un «recul des grèves en 2006», dernière statistique connue: 1,9% des entreprises ayant déclaré au moins une grève, soit une baisse de 29% par rapport à 2005 et le nombre de journées perdues en raison de grèves a reculé de 23% (50% dans les transports).

En fait, les conflits du travail sont plus nombreux mais les salariés privilégient de plus en plus le débrayage. Des arrêts de travail d'une ou quelques heures que sous-estiment les statistiques.


La petite phrase fait des vagues

Les propos du chef de l'état sur le faible impact des grèves

[«désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit »] , continuaient à faire des vagues hier. Des déclarations jugées « provocantes » par la fédération des usagers des transports. « Encore une fois, c'est un mot de trop du président de la République. Il devrait être beaucoup plus prudent que ça », a mis en garde Jean-Claude Mailly (FO), car le « mécontentement des salariés est réel sur toute une série de dossiers » (retraites, pouvoir d'achat, etc.) Pour Maryse Dumas (CGT), Nicolas Sarkozy tente en fait « une opération de diversion parce qu'il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit ». « Mesurer l'efficacité d'un gouvernement au nombre de grèves correspond à une vision archaïque du dialogue social », a réagi François Chérèque (CFDT), déjà en froid avec les pouvoirs publics accusés d'avoir « trompé » les partenaires sociaux sur le dossier du temps de travail et des 35 heures. Ce tollé syndical a été relayé par les partis, à l'exception de l'UMP, auxquels les propos présidentiels étaient adressés. Le chef de l'état « ne peut pas se comporter comme un chef de clan qui vient devant les siens en disant voyez, j'ai roulé les syndicats dans la farine», a mis en garde Julien Dray (PS). La LCR de Besancenot dénonce une « arrogance de classe ». Dominique Voynet (Verts) estime que « la plus belle réponse » serait d'organiser « une belle journée de manifestations unitaires » à la rentrée. Et le président du MoDem François Bayrou se demande « si Nicolas Sarkozy vit dans le même monde que les Français ».
 
Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami Flux RSS S'abonner à ce flux RSS Augmenter la taille + Augmenter Diminuer la taille - Diminuer


 
RÉACTIONS DES LECTEURS
Nous n'en pouvons plus! (par Papito - Capvern)

Après maintes et maintes déclarations de M.Sarkozy, nous devons bien nous rendre à l'évidence que le peuple est le dernier de ses soucis. Qu'attendons-nous pour renverser ce gouvernement et provoquer des élections qui permettraient d'élire des élus compétents et convaincus que servir la France et les Français est un devoir dont nous saurions être reconnaissants.

Alerter le modérateur | Voir profil
Marre de lui! (par Justin13)

J'en ai marre de Monsieur SARKOZY. Il est en train de nous prendre pour des abrutis. Il est en train de démonter toute les avancées sociales, on revient au moyen âge, on ne vas bientôt plus manger à notre faim, se soigner, se loger ou s'habiller correctemnt. Il traite des Généraux, des cinqs étoiles comme des merdes, il traite les journalistes comme des merdes, il a traité le patron de la police toulousaine comme une merde, il traite les prefets comme des merdes, il traite le patron de france télévision comme une merde et maintenant c'est nous le peuple qui subissont. Il va falloir le faire redescendre sur terre en manifestant jusqu'à qu'il y est dissolution du gouvernement, de l'assemblée, une grêve général, tout syndicat ensemble. J'en peux plus de lui, c'est bon on essayé SARKOZY, c'est fait un peu plus d'un an qu'il est là et j'en suis déjà malade. Il faut tenir encore quatre ans mais alors les prochaines élèctions vont être un vrai plaisir, non excusez-moi, une jouissance, je vais jouir lorsque je vais mettre mon enveloppe dans l'urne...vite des élèctions.

Alerter le modérateur | Voir profil
Tous à la grève ! (par nathou)

y'en a marre de ce président qui se fout des français. on devrait tous descendre dans la rue et lui démontrer ce que l'on pense de ces propos. on bosse, on pait des impôts, on ne peut plus rouler en voiture, partir en vacances cela coûte cher.... que nous reste-t'il ? tous dans la rue... il faut se réveiller !!!!!

Alerter le modérateur | Voir profil
Pas possible (par george - Lacapelle marival)

nous avons un prèsident qui est depuis toujour contre le peuple mais, que font les sindicats rien et encore rien dans le pantalon

Alerter le modérateur | Voir profil
Papito : petite correction (par PAT65000)

petite correction : quand vous dites "renverser le gouvernement de sarcozy" vous faites une petite erreur : il ne s'agit plus d'un gouvernement mais d'une dictature lorsque comme avec sarcozy ,un gouvernement se met a racketter les pauvres ou a voter des lois en catimini sans écouter son peuple !

Alerter le modérateur | Voir profil
Toutes les réactions
RÉAGISSEZ
MODE D'EMPLOI

1. Remplir correctement les cases ci-dessous.
2. Validez le mail de confirmation envoyé dans votre boite mail.

Titre :
Votre message :

 
Si vous êtes déjà inscrit cliquez-ici

* Pseudo : * Code Postal :
Données personnelles non publiées :
* E-mail :  
 
* Nom : * Prénom :
Code :  
* Entrer le code affiché :

* Champs requis

Haut de page

 
Aujourd'hui à la Une

La Bourse en direct

Consulter les cours de la bourse en direct
Terrorisme. Le défi d'Al-Qaïda  à Barack Obama Terrorisme. Le défi d'Al-Qaïda à Barack Obama
Deux semaines après la victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine, le premier message d'Al-Qaïda au successeur de Bush constitue une «...
Enfants : le péril internet Enfants : le péril internet
Les prédateurs frappent à la porte de vos enfants. Tout ça grâce à internet. L'affaire de la disparition d'une...
Grenoble. Le déséquilibré revendique le meurtre Grenoble. Le déséquilibré revendique le meurtre
Le déséquilibré, qui a mortellement poignardé un étudiant de 26 ans à Grenoble, a été mis en examen et placé en détention provisoire à l'hôpital...
Revel. Ils ouvrent une fromagerie en plein centre ville Revel. Ils ouvrent une fromagerie en plein centre ville
Petit événement, ce soir, dans le monde du commerce local avec l'inauguration, à 18 heures, de la Fromagerie Marzac, avenue de Toulouse. Événement...
Le sommeil aide les personnes à apprendre des tâches compliquées Le sommeil aide les personnes à apprendre des tâches compliquées
Le sommeil aide les personnes à apprendre des tâches compliquées, et à récupérer des connaissances qu'elles pensaient avoir perdues pendant la...
La bibliothèque en ligne, Europeana, débordée !
Trop de visiteurs ! C'est ce qu'il s'est passé hier, à l'ouverture du site internet de la bibliothèque en ligne de l'Europe, Europeana. L'idée...
CFA 2. Le TFC vise la première place CFA 2. Le TFC vise la première place
Toulouse Rodéo-Trélissac, au stade Robert-Barran, demain, à 18 heures. Les Toulousains sont dans le coup. Ils ont repli leur contrat à Sète contre...
France-Australie. Quand les montagnes se rencontrent France-Australie. Quand les montagnes se rencontrent
Qui dit test au sommet (tout au moins pour les Français) dit aussi duels au sommet et il n'en manquera pas, demain soir au Stade de France....
IMMO
Immobilier Aujourd'hui 125 logements en vente dans la région.

Cliquer


EMPLOI
Emploi Aujourd'hui offres à pourvoir sur Midi-Pyrénées.

Consulter

AUTO
Auto Aujourd'hui 5060 véhicules à vendre dans la région.

Cliquer

Il y un an déjà
Accéder aux archives