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UMP : plaidoyer pour l'Europe, tir groupé contre le PS
UMP. Son conseil national s'est tenu hier à Paris.
L'Europe et les socialistes étaient au menu du conseil national de l'UMP qui s'est tenu hier à Paris. La première pour être louée, les seconds pour être vilipendés.
En présence de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne qui a mis en garde contre la « tentation de rendre Bruxelles responsable de tous nos problèmes», les ténors de l'UMP se sont défendu, la main sur le cœur de faire de l'Europe « le bouc émissaire» des problèmes de la France.
A commencer par Nicolas Sarkozy, qui en tant que président de l'Union européenne s'est livré à un vibrant plaidoyer en faveur de l'Europe facteur de « paix, de modernisation et de démocratie». Mais il n'a pu s'empêcher de mettre à nouveau en cause la Banque centrale européenne : « J'ai été de ceux qui ont voté pour l'indépendance de la BCE, je ne le regrette pas
[…] Mais quand même, je suis légitime, en tant que président de la République française, de me demander s'il est raisonnable de porter les taux européens à 4,25 % alors que les Américains ont des taux à 2 % ».« L'union autour du traité de Lisbonne»
Tout comme Barroso, il a appelé l'Europe à se montrer unie autour du traité de Lisbonne, ne désespérant pas que la Pologne figure parmi les signataires : « J'ai confiance dans le président polonais. Nous nous verrons, nous trouverons des solutions», et « on arrivera à convaincre la Tchéquie», réticente elle aussi, « de ratifier également».
Si Sarkozy a principalement centré son discours sur l'Europe, ses lieutenants ont surtout pris pour cibles les socialistes devant 2 000 cadres de l'UMP ravis. Une répartition des rôles bien ajustée.
Fillon a qualifié les critiques de l'opposition notamment sur l'immigration de « malvenues et ringardes», et a évoqué un Congrès (du PS) qui se préparait « dans la plus grande confusion idéologique». En référence à la prise de position de Ségolène Royal sur la libération d'Ingrid Betancourt, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a parlé de « honte».
« Le cimetière des idées mortes»
De son côté, Christian Estrosi a renchéri: « Ségolène Royal a l'humanité d'un bigorneau. » Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avait sonné la charge en appelant son parti à « couvrir la totalité de l'espace public» face à une gauche « lâche» et « inexistante», avant de conclure : « Entre l'extrême droite et l'extrême gauche il y a des fils qui se touchent». Quant à Devedjian, il participait lui aussi à ce festival en estimant que le « PS, c'est le cimetière des idées mortes».
Le conseil national consacré à l'Europe s'effaçait alors devant la bataille de politique intérieure...
Sarkozy : «Les grèves ? Quelles grèves ?»
Le président Sarkozy a affirmé hier que «désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit». Devant le conseil national de l'UMP, il s'est félicité de ce que la France était «en train de changer», et cela «beaucoup plus profondément qu'on ne le croit». «On peut réformer les 35heurs, désormais, on peut faire la politique pour laquelle on a été élu», a-t-il ajouté.
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Sarkozy : «Les grèves ? Quelles grèves ?»
Alerter | Voir profilLe président Sarkozy a affirmé hier que «désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit». Il manque du pouvoir d’achat, « personne ne s'en aperçoit » 1,3 million de voyageurs dans les gares parisiennes entre vendredi et dimanche. 1.510 trains dont 1.050 TGV sont à leur disposition, a précisé la SNCF dans un communiqué. La plus grande affluence est attendue à Montparnasse et à la gare de Lyon. Dans les aéroports parisiens, Aéroports de Paris (ADP) prévoyait un trafic de 1,2 million de passagers pour ce premier rush des vacances estivales avec une moyenne de 100.000 passagers par jour à Orly et le double à Roissy. Le pétrole est trop cher, quel pétrole « personne ne s’en aperçoit » il suffit de regarder du haut de notre tour d’argent, tout ce rush des vacances estivales, sur les routes et autoroutes à péage, dans les gares, et aéroports, même sur la route du tour des milliers de voitures et camping-cars se déplaces, pour pollués l’air de nos montagnes. Tout va bien vu du haut de la tour du ministère des finances.
Par contre s’ils avaient reçu le message suivant ? Messieurs, tous les trains sont restés a quai, et les avions au sol par manque de réservations, sur les routes, autoroutes gares de péage nous n’avons qu’un véhicule toutes les quinze minutes, les coureurs sont vraiment seuls sur la route du tour ? Dans les stations-service les cuves ne se vident plus ? « Alors oui tout le monde du haut de la tour d’argent va s’apercevoir que nous avons un gros problème dans le pays » ?